vendredi, août 14, 2026
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PREFACE PAR SON EMINENCE CHEIKH MUHAMMED AL-MANSOUR SY KHALIFE GÉNÉRAL DES TIJANES

À L’OCCASION DE LA COMMÉMORATION DU CENTENAIRE DU MAWLUD DE TIVAOUANE INSTITUÉ PAR LE GNOSTIQUE, LE GUIDE SPIRITUEL SEYDI EL HADJ MALICK SY

(QUE DIEU L’AGRÉE)

AU NOM DE DIEU LE CLÉMENT ET MISÉRICORDIEUX

Que Dieu bénisse et accorde le salut à notre Maître Muhammad, à sa famille, à ses compagnons et à leurs suivants et, ce jusqu’au jour du jugement dernier !

  • Excellences Messieurs les Ministres, Messieurs les Députés,
  • Excellences Messieurs les Ambassadeurs,
  • Eminences Chefs Religieux et Oulémas,

Que la Paix, la compassion et la Bénédiction de Dieu vous accompagnent !

Il est des plus heureux auspices que je me présente aujourd’hui devant vous, saisissant cette belle opportunité, si noble et bénie, pour vous adresser quelques mots de bienvenue, ainsi que mes saines salutations comme l’Islam, qui vient de Dieu, nous l’a enseigné tout en vous exprimant du fond du cœur, les souhaits, les félicitations et le respect les plus éminents à l’occasion de cette rencontre spirituelle au degré si élevé, sur cette terre sainte, en guise d’ouverture des Travaux du Centenaire du Maouloud, consacré, cette année-ci à notre Maitre et Guide, El Hadj Malick Sy – Que Dieu l’agrée.

Chers frères,

1  

                                     Si la commémoration de la Naissance du Prophète [à Tivaouane] – Que

Dieu le bénisse et lui accorde le Salut – a maintenant un siècle, son ouvrage intitulé [El Hadj Malick Sy]: « Hilâs adh-Dhahab Fî Sîrati Hayr al-Arab», a également un siècle. C’est en 1902, en effet, que le Cheikh a célébré pour la première fois, l’Anniversaire de la naissance du Prophète en compagnie seulement d’un certain nombre de ses disciples, de ses Muqaddams et de quelques autres musulmans.

Il faut savoir d’autre part que le « Hilâs adh-Dhahab» n’est pas le premier ouvrage écrit pendant sa vie par le Maître pour chanter l’Éloge du Prophète. Il y en a, en effet, d’autres, de la même veine, que notre grand- père a également consacrés à la personne du Prophète (PSL), à cette lumière éclatante, dont la clarté embrasse le monde tout entier, car sans elle, la vie, toute la vie, serait plongée dans les ténèbres de l’ignorance. Que Dieu le lui rende! C’est ce qu’il a affirmé du reste pour nous en le décrivant ainsi:

« Si sa lumière n’avait éclairé l’espace et l’univers, les hommes seraient restés dans les ténèbres, 0 Dieu !».

Nous voudrions donc mentionner ici quelques-uns des ouvrages qu’il a écrits bien avant « Hilâs adh-Dhahab ». À titre d’exemple nous pouvons en citer :

« Riyy az-zam ‘ân fi Mawlid Sayyidi Bani Adnân ».

Ce poème est celui qui commence par (je t’en prie !).

« Ô Da’d ! rappelle-moi les souvenirs du saule du Liban où nous versions tant de larmes de bonheur ! ».

« Veux-tu rompre les liens d’amour qui nous lient ? Veux-tu quitter tes bien-aimés installés à Rawa ?

Dis-moi!»

« Sache cependant que si l’eau de ta source est demeurée impure, celle du Très-Fidèle [Muhammad] sera toujours limpide » (… ).

« C’est un Prophète, un génie, un homme généreux, un Ami de Dieu aux Qualités bien évidentes ».

« C’est le Seigneur, le Seigneur de l’Humanité, au visage si rayonnant, aux traits si beaux ! ».

Il sera plein de faveurs au jour où tout pécheur répondra de ses fautes.

Il est généreux et sublime ( … ).

  • «Abadâ burûq »

Ce poème s’ouvre par les vers suivants :

« Est-ce des éclairs qui éclatent déchirant les ténèbres, est-ce le visage de Mayya qui m’apparaît ou les demeures de Shamâm ».

« Ces demeures sont les symboles, l’asile de mon bonheur, le printemps de mon cœur et la meilleure des vertus ». ( … )

« S’ils [les compagnons du Prophète] furent des étoiles – guides qu’on contemple au firmament, lui [le Prophète] est la lune qui dissipe les ténèbres et l’obscurité ».

« Il est le soleil de la droiture. De lui s’est levé le jour de notre existence. Quelle lune noble au premier et dernier quartier !».

« C’est apparaissant que nous avons obtenu le salut, alors que les infidèles demeurent incroyants et tristes( … )».

  • «LAQAD HÂJA QALBÎ »

Dans ce poème, le Cheikh chante la Perle rare, le joyau immense, notre maître et celui de tous les Arabes, le guide des élus du Paradis, le Mont élevé, la Lumière éclatante, si brillante et stable, la plus parfaite de toutes les créatures.

La source des connaissances et des vérités essentielles [Muhammad] (Que Dieu le bénisse et le sauve!) Il y dit, en effet :

« Mon cœur est vite envahi par un sentiment de nostalgie par la caravane qui passe pressant le pas vers la vallée d’ Al-Aqiq !».

« Je dis alors à mes prunelles : « versez des larmes de pluie qui coulent comme Al-Adiq ».

« C’est l’éloge de l’Elu que nous voulons faire, celui que le Guide [Dieu] a

déjà chanté !».

« Le Prophète ne cessa à travers le temps de passer de pères très nobles à des mères tout aussi vertueuses. Quelle belle origine !».

« C’est avant la création d’Adam qu’il fut élu et il en sera ainsi jusqu’à la disparition de l’humanité » ( … )

Il y a un autre poème que le « Captif de ses fautes », le Maître El Hadj Malick Sy – Que Dieu l’agrée ! et l’engage dans la voie la plus droite ! -a également écrit pour chanter les mérites de la meilleure des créatures [Muhammad] (PSL), lui y disant :

« Qu’il plaise à Dieu – Mais erreur peut-elle être plus grave que celle de ne pas choisir un bon coursier pour affronter les difficultés !».

« Que j’ai de bonnes actions sans avoir perdu mon temps et ma vie, en chantant les qualités de Sa’ dâ dans les assemblées !».

« Muhammad, le Meilleur des Messagers de Dieu, qui en reçut toutes les faveurs, le seuil de Dieu pour les générations passées, actuelles et à venir ».

« Aucun des adversaires du Prophète ne pratiquait une religion valable ainsi que Salîh, le Chef des voyants l’avait prédit».

« La nuit où naquit le Prophète, désespoir, désarroi et tristesse les avaient tous envahis ».

« Quelle nuit! Que la nuit même du destin envia en voulant recevoir les mêmes faveurs qu’elle a reçues ».

« Les moines et les Prêtres avaient annoncé sa Mission future, mais les gens refusaient d’y ajouter foi » (… ).

Il est peut-être bon de rappeler ici, à mes frères que le premier vers que El Hadj Malick Sy a écrit dans le « Hilâs adh-Dhahab» était :

« C’est par le nom de « ghawth » ou de « ghayth » qu’on l’appelait.

Quant à Yaman et Qamar, c’était le nom de sa brebis. Ne t’égare pas !».

En effet, la raison pour laquelle ce vers fut le premier qui ait été écrit dans cet ouvrage, se trouve dans le fait qu’El Hadj Malick Sy, en enseignant un livre intitulé : « Qurrah al-Absâr», à un de ses élèves appelé Ahmad Karim Gaye, au chapitre portant sur les animaux laitiers appartenant au Prophète (PSL), et dont il tirait le lait qu’il consommait chez ses épouses, le Cheikh s’était aperçu que l’auteur avait fait une confusion en écrivant que

« ghawtha » et « ghaytha » étaient les noms de deux brebis du Prophète (PSL) alors qu’il ne s’agissait que deux noms qu’on appliquait tour à tour à la brebis laitière de ce dernier. C’est cela que le Maître tenait à corriger en composant ce vers que je vous ai cité. C’était à Ndiarndé, village ou le Cheikh s’était fixé pour prodiguer son enseignement à ses disciples.

C’est plus tard que le Cheikh s’est établi à Tivaouane où il a commencé à rédiger son ouvrage « Hilâs adh-Dhahab fi Sirati Hayri al-‘Arab », qui est très important, et qui commence par le vers suivant :

« Louange à Dieu le créateur, le Pré-existant ! Qui nous a prodigué ses faveurs par l’intermédiaire du Prophète au degré élevé ! ».

Chers Frères,

Je ne voudrais pas manquer au cours de cette rencontre bénie, d’adresser mes plus vifs félicitations et souhaits, mes plus chaleureux remerciements et ma reconnaissance envers la Commission chargée d’organiser ce colloque consacré au centenaire, avec autant de brio. De même que j’adresse mes remerciements et mes félicitations à toute l’assistance, notamment aux oulémas et spécialistes venus répondre en personne à notre invitation, avec des contributions scientifiques de toute teneur afin que les travaux du centenaire connaissent, le succès, la réussite et le triomphe en tous points de vue.

Je conclus en implorant Dieu, le Maître, le Très-Haut, le Tout – Puissant, le Généreux, l’Audiant, qui exauce les prières, d’accepter vos actions ainsi que les nôtres, de les rendre utiles à tous et de faire que vous

demeuriez encore longtemps en vie, dans le bonheur et la sécurité ! Que Dieu vous rétribue à notre place, en vous accordant tous les biens que vous escomptez !

Je tenais aussi à clore mon discours par un poème de félicitations que j’adresse à mes frères et à tous ceux qui ont pris part à l’organisation de ce centenaire, à tous les participants pour les différentes communications qu’ils y ont présentées. Je tenais à leur dire ceci:

« C’est à travers le fils du Savant, Al-Bachîr, que je vous adresse ce poème pour vous remercier !»

« Car vous vous employâtes à tous les travaux de recherche tirés des Actions du Colloque. Voilà un travail colossal !».

« Vous avez harmonisé tous les documents présentés par les savants qui sont tous des références renommées et célèbres ! ».

« J’ai, en effet, lu tous les documents et ils m’ont impressionné et le contenu sera d’une richesse inestimable pour les spécialistes».

« Vous en avez réuni les parties dont vous avez fait un seul livre : la lecture en sera commode et facile ! ».

« Après en avoir corrigé et fait saisir les épreuves dont l’écriture et les lignes sont si bien illustrées ! ».

« Les hautes significations que renferme le document ne pouvaient être composées que par un expert en la matière !».

« Mais cela n’est point étonnant s’agissant d’écrits axés sur la vie et les Actions du Pôle Incomparable !».

« Je veux nommer El Hadj Malick Sy qui fut le Guide et le Soleil de la religion dont la lumière dissipait les ténèbres.

« II fut notre Maître en cette religion dont il vivifia les enseignements et leva le voile sur son contenu !».

« Il édifia pour la religion une forteresse fondée sur de solides assises que le Faux ne saurait ébranler ».

« Fondée sur le Monothéisme, la Science authentique, l’Action bien orientée qui ne saurait être déviée !».

« Sa méthode fondée sur la Tradition Prophétique, ses Écoles eurent un mérite considérable !».

« Il éduqua tous ses disciples dont il hissa un grand nombre aux degrés spirituels les plus élevés !».
« Ainsi que Sâd Abîh nous l’a confirmé, ces Écoles ont certes des mérites notables ! ».

« De même, ses litanies en matière d’Invocation de Dieu sont uniques

et n’ont été données à aucun autre Wird. Quelle fierté ! ».

« Je remercie particulièrement tous les Amis qui ont participé aux Travaux du Colloque dont les avantages sont si immenses ! ».

« Je vous félicite ! Acceptez mes félicitations et mes prières dont le parfum est supérieur à toutes les autres essences ! ».

« Vous avez produit, Ô mes Frères, et pour toujours, des documents constituant des Sources inépuisables ! ».

« Vous en obtiendrez tous les motifs de satisfaction, de mérite, de fierté incomparables ! ».

« Puissiez-vous demeurer pour toujours sources de science aux ruisseaux agréables pour les assoiffés ! ».

« Par la grâce du Maître, mon grand-père, El HadjMalick Sy, ainsi que de tous ses Khalifes qu’il convient d’y associer ! ».

« Que Dieu bénisse et sauve pour toujours Muhammad qu’il a envoyé et ce jusqu’à la Résurrection ! ».

« Que cette bénédiction comprenne tous ses compagnons aussi longtemps que les pigeons chanteront en chœur ».

« Et que Mansûr composera des poèmes à l’adresse du fils de l’Érudit objet de ce poème !».

Que la Paix, la bénédiction et la Miséricorde divine vous accompagnent.

Par Muhammad Al-Mansûr Sy

Khalife Général des Tidianes Tivaouane (Sénégal)

Le 07 juin 2003 / Rabî Al-Awal 1424

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