Serigne bu la mënul jariñ ci àdduna, bul ko yaakaar ci àllaaxira
« Un guide qui ne peut t’être utile en ce monde, ne compte pas sur lui dans l’au-delà. »
[AL AMINE] Comment ne pas l’aimer ? Comment ne pas l’honorer ? Il a sacrifié sa vie entière pour nous. Il est unique et irremplaçable. Osons le dire.
Avant d’être le père spirituel dont nous solliciterons l’intercession auprès de Dieu dans l’au-delà, il fut d’abord, ici-bas, un père qui soutenait, assistait et servait ses disciples et ses fils spirituels. Sa présence sera assurément précieuse pour ses disciples dans l’au-delà, tant son utilité a été grande dans ce monde sensible.
Il a consacré toute son existence au bien-être de la communauté tidiane, afin de préserver l’héritage de Seydil El Hadji Malick Sy, qui consiste à former de véritables disciples et à garantir la stabilité de notre pays. Cet héritage, il l’a transmis avec une fidélité irréprochable.
Qui d’autre a agi de la sorte ?
Qui d’autre a consacré tout son temps à ses disciples, quelle que soit leur condition, manifestant ainsi un engagement sans faille envers l’humanité ?
Il a toujours traité ses disciples (domu ruh) comme ses propres fils. Il faut être un véritable homme de Dieu pour atteindre une telle stature.
Il nous a montré une personnalité que nous n’avions jamais rencontrée ; c’est pourquoi nous lui vouons un amour infini, profond et sans mesure. Il est le plus précieux cadeau que Dieu nous ait fait ; rien, à nos yeux comme dans nos cœurs, ne saurait surpasser sa grandeur. Il est pour nous l’être le plus distingué, celui qui a touché nos âmes et conquis nos cœurs.
Mes propos peuvent sembler excessifs à qui ne l’a pas connu, mais ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin les confirmeront.
La vérité est qu’il n’a laissé derrière lui personne de sa stature. Il est parti en guide unique, sans égal.
Je souris parfois en voyant des prétentieux ou des mal informés tenter de le comparer : quiconque s’y essaie se livre à une entreprise de tromperie et de fausseté. Je le répète : cette légende n’a pas d’égal sur terre.
Connaissez-vous quelqu’un qui parcourt les moindres recoins du monde, non pour ses propres besoins, mais pour ceux de ses disciples, de sa communauté et du peuple sénégalais ?
Un véritable guide, un véritable homme de Dieu, met sa personne et sa personnalité au service d’un esprit collectif. Il se met au service de l’humanité tout entière, tout en cultivant l’amour de sa patrie.
Sa singularité tenait à sa juste compréhension de la mission et de la fonction d’un guide, ainsi qu’à sa connaissance profonde des manquements des disciples. Ces manquements expliquent précisément pourquoi le disciple a toujours besoin d’un guide capable de lui montrer la voie, de l’accepter tel qu’il est et de le transformer.
AL AMINE fut un médiateur sans chantage, qui aidait sans condition et soutenait sans jamais afficher un visage fermé. Il ne distinguait pas le disciple riche du disciple pauvre et les traitait tous avec la même considération. Il n’a jamais versé dans l’excès et agissait toujours avec mesure. Il avait le don du dialogue : il consultait sa famille et ses disciples avant toute décision, et traitait chacun avec sagesse et courtoisie.
Dès l’âge de seize ans, il s’est engagé au service de sa famille, de la communauté tidiane et du Sénégal. Il a rendu service à chacun, et cette mission lui a valu de nombreuses critiques injustes, des calomnies, des insultes et des marques de mépris.
Malgré ces attaques, il n’a jamais fléchi et a toujours agi avec équité envers sa famille et ses disciples. Il a ainsi accompli brillamment sa mission, une réussite reconnue même par ses plus fréquents détracteurs.
Il était exceptionnel par sa capacité à surmonter les obstacles et à pardonner : après tout ce qu’il avait enduré, il préférait tourner la page et offrir son pardon à tous.
Comment ne pas aimer Al AMINE ?
ALAMINE EST UNIQUE
Mory Cissé
Professeur de
Philosophie

