À toute époque, il se trouve des voix qui, par ignorance, préjugé ou duplicité, minimisent ou dénigrent la dimension spirituelle des grands savants de l’Islam. Ahmed Khalifa Niasse appartient certainement à cette dernière catégorie.
Son regain d’activisme et la prolifération de ses attaques dirigées contre Seydi El Hadji Malick Sy interrogent sur ses véritables motivations. Pour qui connaît le personnage, féru de « bad buzz », iconoclaste qui ne se réalise que dans le sensationnel et la polémique sous couvert de pseudoscience islamique, cela ne surprend point.
C’est un rituel désormais bien rodé dans le paysage médiatique contemporain : à chaque date importante de l’agenda islamique, moment de recueillement, d’introspection et d’unité, Ahmed Khalifa revêt l’habit du théologien de circonstance.
Homme de jouissance le jour, exégète improvisé la nuit, il profite de la ferveur populaire et de la sensibilité spirituelle de cette période pour diffuser des thèses hétérodoxes. Sous couvert de « modernisme » ou de « courage intellectuel », sa démarche poursuit un objectif pragmatique : pourfendre les fondements mêmes des recommandations islamiques et s’attaquer frontalement à la légitimité des chefs religieux établis, plus particulièrement Seydi El Hadji Malick Sy, qui semble constituer son fonds de commerce actuel.
Les spécialistes de la communication le savent : le contrôle de l’agenda et de l’attention est une arme. Durant les événements religieux, le cœur des croyants est tourné vers le sacré. En s’invitant sur ce terrain par des déclarations fracassantes, ce manipulateur s’assure une visibilité maximale.
Cependant, la tradition islamique a depuis longtemps mis en garde contre ceux qui utilisent la religion comme un marchepied pour des ambitions mondaines. Le Prophète (PSL) a prophétisé l’avènement de leaders qui parleraient au nom de l’Islam tout en égarant les foules. Dans un hadith rapporté par l’Imam Al-Bukhari, le Prophète (PSL) a dit :
« Dieu ne reprend pas la science en l’arrachant de la poitrine des hommes, mais Il la reprend en faisant mourir les savants. Quand il ne restera plus de savants, les gens prendront à leur tête des ignorants. On les interrogera, ils donneront des avis juridiques (fatawa) sans science : ils s’égareront alors et égareront les autres. »
Ahmed Khalifa mise certainement sur sa position au sein de la famille du vénérable El Hadji Ibrahima Niasse, conscient de son statut de quasi-immunité, pour imposer sa propre grille de lecture, souvent dénuée de toute méthodologie rigoureuse. Il se plaît à détruire l’image des chefs religieux, gardiens de la tradition et de la stabilité sociale, qui deviennent alors des cibles prioritaires, cherchant à couper les fidèles de leurs ancrages traditionnels pour mieux les rallier à sa cause opportuniste.
Son profil est décrit dans le Livre Saint sous le concept coranique des Munafiqoon (les hypocrites), feignant la piété ou le désir de réforme, alors que leurs actions cachent une volonté de division (Fitna). Au regard de ce qui précède, le dessein de ce naafeq (hypocrite) est clairement cerné : discréditer les hommes de Dieu et plier le dogme religieux aux exigences de son agenda sectaire.
Ses attaques récentes, tendant à fustiger la dimension mystique et religieuse d’El Hadji Malick Sy, figure majeure de l’Islam au Sénégal et dans le monde musulman, corroborent notre analyse. Ce disciple de cercles occultes cherche à détruire l’une des figures les plus marquantes des valeurs islamiques du Sénégal. Fidèle à la lumière du Coran et de la Sunna, la quête spirituelle, l’enseignement scientifique et la transmission du savoir ont indéniablement marqué la vie de l’illustre personnage. El Hadji Malick Sy, à l’image des grands maîtres soufis, a incarné l’union entre science et spiritualité. Il a su élever la purification de l’âme au rang d’exigence coranique et prophétique.
Contrairement à l’image réductrice que ce suppôt de Satan essaie de propager, El Hadji Malick Sy n’était pas seulement un guide spirituel, mais aussi :
- Un savant en sciences islamiques : Maîtrisant l’exégèse coranique, la jurisprudence malikite, les hadiths, il était aussi un spécialiste de la grammaire arabe.
- Un auteur prolifique : Ses poèmes et traités, rédigés en arabe classique, témoignent d’une maîtrise littéraire rare.
- Un pédagogue : Il a formé des générations de savants et d’enseignants, structurant un réseau éducatif qui perdure encore aujourd’hui.
Son immense bibliographie, dont ses magnifiques panégyriques du Prophète (SAWS), allie rigueur doctrinale et profondeur spirituelle. El Hadji Malick Sy s’est inscrit dans la continuité de la mission prophétique : enseigner, purifier, guider, visant à unir savoir et spiritualité.
Un tel monument ne peut être détruit par une personne contestée au sein de sa propre famille et délaissée par ses talibés. Un vil personnage dont les frasques résonnent encore dans les oreilles de ceux qui savent, et qui fréquente des assemblées vivant une spiritualité marginale, en attente de la sentence divine annoncée dans la sourate Al-Hajj, verset 4 : « Il a été prescrit à l’égard de ce dernier qu’il (Satan) égarera quiconque le prendra pour maître, et qu’il le guidera vers le châtiment de la fournaise. »
كُتِبَ عَلَيْهِ أَنَّهُ مَن تَوَلَّاهُ فَأَنَّهُ يُضِلُّهُ وَيَهْدِيهِ إِلَى عَذَابِ السَّعِيرِ
Ahmed Tidjane

