C’est dans une forte ambiance que s’est tenu le panel consacré à l’œuvre et à l’engagement de Serigne Samba Diagne au service du Coran, ainsi qu’à son travail de réécriture des manuscrits consacrés au patrimoine spirituel de Seydi El Hadji Malick Sy et de sa famille. Serigne Sidy Ahmed Sy, dans sa prise de parole, est largement revenu sur les relations étroites entre Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine et Serigne Samba Diagne.
Selon lui, ce dernier passait parfois toute la nuit, jusqu’au lendemain, à réécrire certaines œuvres des membres de la famille de Seydi El Hadji Malick Sy. Investi d’une mission par Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine, il s’est donné pour tâche de réécrire et de préserver la production scientifique et intellectuelle des érudits de la famille Sy.
Dans le film projeté retraçant la biographie de l’homme, il est ressorti que Serigne Samba Diagne entretenait les mêmes relations avec les autres familles religieuses du Sénégal, notamment à Touba. Il est notamment l’auteur de la réécriture du « Diwan » de Serigne Touba, du « Jawaahir » et de nombreux autres travaux fondamentaux.
« Nous avons voulu lui rendre hommage à travers ce panel parce que le thème du Salon porte sur “Le patrimoine et l’héritage à l’ère du numérique”. Serigne Samba Diagne Sanar a choisi la réécriture des ouvrages pour les préserver et les vulgariser auprès des familles et des disciples. C’est une forme de sauvegarde de ce patrimoine », a expliqué le
Pr Mame Maram Seck, membre du comité de pilotage du Salon international du livre et des manuscrits islamiques de Tivaouane. Serigne Samba Diagne Sanar apparaît comme un dénominateur commun de l’Islam au Sénégal. On l’a vu à Touba, à Médina Gounass et dans plusieurs autres foyers religieux.
Ami de tous, il a travaillé aussi bien pour la communauté mouride que pour l’ensemble des musulmans du Sénégal. Son intérêt majeur portait sur le Coran et les écrits des érudits de l’islam au Sénégal, a témoigné le Pr Seck.
La visite du Président de la République, l’hommage à Serigne Samba Diagne Sanar pour son travail de réécriture et l’accent mis sur le numérique pour préserver les manuscrits constituent les principaux marqueurs de cette première édition. Le Salon pose ainsi les bases d’une nouvelle dynamique autour du livre islamique à Tivaouane et dans tout le Sénégal.

