EL HADJ MANSOUR NIANG DOCTEUR ÈS LETTRES PROFESSEUR AU PRYTANÉE MILITAIRE ENSEIGNANT À L’U.G.B. SAINT-LOUIS
INTRODUCTION
Le centenaire de la vulgarisation de la spiritualité offre à notre Communauté l’heureuse opportunité de revisiter l’Islam, religion de l’unicité, religion de la soumission, religion de la spiritualité.
Au commencement, la terre n’était que vacuité, à la surface de l’abîme planait l’obscurité, pareille aux ténèbres tumultueuses de la modernité, cette modernité synonyme d’incrédulité, d’infidélité.
Au commencement la terre n’était que vacuité, à la surface de l’abîme planait l’obscurité, au-dessus de l’obscurité se mouvait la spiritualité, la spiritualité dominait les ténèbres de la matérialité.
Dieu dans les splendeurs de la spiritualité : « Que soit la lumière de la vérité ! Que ma lumière irradie l’obscurité ! Que la spiritualité éclaire la matérialité ».
Et Dieu sépara la lumière d’avec l’obscurité, ce fut le premier acte de la spiritualité, et la spiritualité se meut au-dessus de la précarité, précarité pareille aux obscurités drainées par la modernité.
En deux poignées Dieu rassembla l’humanité, les uns à gauche, les autres à la droite de Sa Majesté ; il ouvrit les mains devant Adam hébété, Adam contemplant les lueurs de luminosité.
Dieu dit à Adam pétillant de clarté : « Ceux-ci iront au paradis de l’éternité, Leurs œuvres seront celles de la spiritualité ; Ceux-là iront à l’enfer de la précarité, leurs œuvres seront celles de la matérialité ».
Adam dit pour sauver l’humanité : « Seigneur, quelles sont les œuvres de la spiritualité ? » Dieu répondit : « La fidélité, la docilité et la sincérité ». Adam dit : Seigneur, quelles sont les œuvres de la matérialité ? » Dieu répondit : « L’infidélité, l’indocilité et l’incrédulité ».
Adam dit : « Fais les témoigner en toute liberté, peut-être n’agiront-ils pas dans la matérialité ! »
Dieu dit :
« Ne suis-je pas le Seigneur de l’humanité ? » « Oui, nous attestons en toute objectivité que vous êtes le Seigneur de la totalité Nous reconnaissons votre sublime majesté »
Ensuite Dieu les mit dans l’océan de la luminosité, et leur tint ce sermon teinté de spiritualité : « Remplissez la terre par la loi de la fécondité, assujettissez-la par la foi et la sincérité, édifiez-la par la voie de la spiritualité, la spiritualité comme rempart contre la matérialité ! »
Tel est le fondement divin de notre spiritualité, tel est le socle originel de notre islamité, remparts contre les avatars de la matérialité, spiritualité qui se manifeste dans notre tidianité, remparts contre les avatars de la modernité.
PREMIEREMENT, LA SPIRITUALITE SOCLE DE L’ISLAMITE
Au commencement, dès les premières heures de la Révélation, le Coran insista solennellement sur la spiritualisation, comme remparts contre les sataniques agressions.
Le Prophète (PSL) malgré l’élévation de sa situation, au tout début de la coranique révélation, reçut de Dieu cette terrible injonction :
« Ô Muhammad, revêtu d’un manteau dans l’agitation ! Lève-toi et avertis les nations ! Et de ton Seigneur, célèbre les hautes distinctions ! Et tes vêtements, purifie-les dans la purification et écarte-toi de toutes les tentations ! »
Cette invitation à la purification devient une obligation dans ces versets révélés avec une nette précision. Ils enseignent que la majesté divine dans sa proclamation passe nécessairement par une double purification.
En effet si le mot « Sawb » renvoie à l’extériorisation, celui de « Roudj » renvoie clairement à l’intériorisation. Car si l’extérieur est le point de mire des attractions, l’intérieur est le point de chute des tentations.
D’ailleurs les créatures se répartissent en trois subdivisions : la première est constituée des animaux privés de raison, la deuxième est constituée des anges de la perfection, et la troisième est l’homme aux cinq sensations.
Son cœur et sa raison le poussent vers la perfection, son corps et ses passions le poussent vers l’imperfection. En l’homme, l’ange et l’animal sont en opposition, l’arme la plus salutaire est celle de la purification.
Dans la Sourate 95 de la Révélation, Dieu revient sur le thème de la création, Soutenant que l’homme est créé dans la perfection, contrairement aux tenants de l’imperfection :
« Par le figuier et l’olivier de l’unification et par le Mont Sinaï de l’illumination et par cette cité sûre, berceau de la Révélation nous avons créé l’homme dans la perfection puis nous l’avons ramené au niveau le plus bas de l’imperfection ».
L’imperfection est causée par le culte des passions, ces passions déclenchées par les cinq sensations, on retrouve cette théorie chez Platon. En effet, Platon, dans sa fameuse tripartition, développée dans sa trentaine de dialogues dont le Phédon s’est appuyé sur sa précieuse érudition pour tirer l’homme de la caverne des sensations et l’entraîner dans le Berne de la Raison.
Car l’homme est le but de la divine manifestation, l’objet de la création est certes l’adoration, une adoration pour connaître sa véritable condition.
Par cette connaissance, il s’élève par l’illumination jusqu’à la connaissance du Dieu de la création.
Celui qui connaît son âme jusqu’à l’illumination connaîtra du coup le Dieu de la création. Quand l’homme aspire à ce stade de perfection, il doit se développer à travers cinq plans d’évolution :
Chaque degré prépare l’aspirant à une station qui le conduit jusqu’au sommet de la perfection.
En vérité, il existe cinq natures caractéristiques de l’humaine condition : «la Nafs-ul ammara bis sou – i, l’âme qui agit sous l’influence des sensations, La « Nafs-ul Lawwama », l’âme qui se repent de ses agitations, la « Nafs-ul Mulhima », l’âme qui jouit de la bienheureuse inspiration, la « Nafs-ul Mutma’inna », l’âme qui a le contrôle de ses actions la « Nafs-ul Kaamila », l’âme qui accède au stade de la perfection.
Chacune de ses natures correspond à un champ de vibration, soumis subtilement à un processus de gradation. D’ailleurs celui qui connaît le mystère des vibrations, connaît du coup tous les mystères de la création.
Mieux, les cinq sensations offrent cinq aspects de vibrations : c’est à travers ces vibrations que
l’âme expérimente les sensations, et quand l’âme arrive au summum de l’expérimentation, alors
il atteint le bonheur de la perfection, c’est-à-dire la paix, but unique de nos manifestations.
Ainsi, entre l’esprit et la matière, il y a une distinction, mais lorsque l’esprit atteint le sommet de
son action, les vibrations spirituelles découvrent leur matérialisation. Et lorsque la matière
atteint le sommet de sa réalisation, les vibrations matérielles retournent à la spiritualisation.
Ainsi, le soufi au tout début de ses pérégrinations, la vie spirituelle demeure son unique
motivation. Mais une fois arrivé au summum de ses aspirations, l’esprit et la matière se fondent
en une communion dont le soufi devient maître de cette union.
Quand le détachement atteint la perfection, Dieu est là dans la pureté de sa manifestation. Par
exemple, arrivé au sommet de cette station, Hallaj Al Mansour, mon homonyme par le nom s’est
écrié : « Je suis la vérité sans illusion ». Et lorsqu’il est arrivé à la même situation, Bayazid
Bestami a fait.
Cette terrible déclaration : « Dans ma tunique, il n’y a que Dieu sans association ».
Au commencement, l’âme se nourrit des sensations, à la fin, la partie et le tout s’unissent dans la cohésion car lui sont ôtés tous les voiles de la séparation.
Comme le stipule la coranique révélation, « Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons ».
Ainsi Dieu nous a créés avec nos ténébreuses sensations ; puis il projeta sa lumière et ses rayons. De même que le soleil illumine nos maisons, la lumière divine illumine les aspirants à la perfection. Comme vous le voyez, la spiritualité a un rôle clair, elle dompte et maîtrise la matière, de la terre, elle élève l’aspirant à l’éther, patiemment et sûrement, il cherche à se parfaire.
Dès lors le soufi est conscient de sa lumière, unissant dans son cœur les trois univers. Le cœur de l’homme est le trône de Dieu sur terre, le cœur n’est pas seulement l’organe du corps primaire, il est l’organe essentiel contenant la lumière. Pourtant les émotions sont d’abord ressenties par le cœur de chair.
Avant de répandre les effets sur notre corporéité entière. C’est pourquoi, le soufi cherche la maîtrise du cœur sincère pour unir dans son cœur les trois lumières. La première lumière est celle oculaire, c’est une lumière originaire de la matière, c’est un espace très limité qu’elle éclaire, dans ma stature, par exemple, je ne vois rien derrière, preuve éloquente que la lumière oculaire est déficitaire.
La deuxième lumière est la lumière solaire, elle réchauffe l’atmosphère et éclaire la terre, elle dissipe l’intelligence primaire et secondaire, pour adapter l’homme à la totalité de l’univers ; de même que le soleil éclaire la terre, elle illumine les existences passagères et éphémères.
La troisième lumière est la lumière des lumières, c’est une obscurité plus claire que la lumière, c’est la lumière de la vérité première, faisant d’Abraham le père de la spiritualité sincère, faisant de Moussa (PSL) le divin partenaire, faisant de Jésus (PSL) l’Esprit de l’univers, faisant de Muhammad (PSL) l’Apôtre de lumière, faisant de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif la somme des mers, faisant de Cheikh Oumar Foutiyou l’endurant qui persévère, faisant de Maodo Malick, au gamou centenaire, un sanctuaire qui éclaire jusqu’à l’heure dernière.
Pour ce faire, nous allons montrer que le tidianisme est un bouclier sûr contre les avatars du modernisme.
DEUXIEMEMENT, TIDIANISME ET MODERNISME.
En effet, le siècle des lumières ou du rationalisme a porté un rude coup au spiritualisme, en introduisant la tentation du modernisme contre le mysticisme d’un certain christianisme. Le siècle des lumières est un siècle de cosmopolitisme qui déconstruit les croyances au nom du rationalisme au mépris de la religion et du spiritualisme, au mépris du dogmatisme du christianisme, ses croyances, ses rites, son mysticisme.
A L’islam, on adjoignit le suffixe « isme » croyant que le Christianisme se perpétue dans l’Islamisme. Or la doctrine islamique professe le monothéisme car l’anthropomorphisme engendre l’associationnisme :
« Dieu ne pardonne pas l’associationnisme il pardonne tout autre péché selon son volontarisme ».
Pour démanteler ce puritanisme et ce spiritualisme, en vue d’installer le suivisme et le mimétisme, les penseurs occidentaux vont inventer « le modernisme », c’est le point de départ à la pandémie des « ismes » dont l’acmé est la mondialisation ou l’universalisme.
D’ailleurs, en conceptualisant l’universalisme, Senghor a mêlé la négritude au judéo-christianisme, les valeurs de la francité aux archaïsmes du latinisme, donnant un carton rouge à l’islamisme.
En vérité, au 18e siècle, l’Occident accélère le machinisme dont la prolifération est d’accroître le productivisme. Alors l’Occident doit briser les remparts du protectionnisme l’Occident doit faire effondrer les remparts du nationalisme.
L’Occident doit éradiquer le péril de l’islamisme.
A l’aide du transbordement de l’intermodalisme, acquis grâce au gigantisme du machinisme, l’Occident va mener un véritable messianisme, derrière le lobby puissant du libéralisme, pour accroître triomphalement le productivisme. On voit s’affirmer les origines du capitalisme dont l’idole déifiée est l’individualisme, ancêtre de l’idéologie du colonialisme, ancêtre du désastre de l’humanisme, l’humanisme noyé dans l’océan du cynisme, provoquant malgré les progrès le paupérisme, entraînant l’humanité dans un autre paganisme dont le laïcisme va sceller l’unanimisme.
Dans sa ruse, l’Occident, en définissant la modernisation a assimilé le concept à la civilisation, il pose la fausse équation modernisation : civilisation, car tout homme averti aspire à la civilisation.
En vérité, les musulmans fortement attachés à leurs traditions ne sont point disposés à consommer leur production d’autant plus que beaucoup de leurs fabrications sont frappées, dans le droit musulman, d’interdiction.
Par exemple, la consommation de certaines boissons, de même que certains produits de beauté et d’alimentation sont considérés comme illicites dans notre tradition. Par exemple, l’alcool comme tout produit de fermentation, appelé eau de vie dans l’occidentalisation est sévèrement réprimé dans notre législation.
Conscient que l’Islam est hostile à sa modernisation, l’Occident va entreprendre un processus de conversion, il faut changer les musulmans jusque dans leurs convictions, il faut changer leurs vêtements et leur consommation, il faut changer leurs esprits et leurs opinions.
C’est pourquoi, l’Occident propose un programme de réflexion, intitulé délicieusement : modernisme ou modernisation ; ce programme sous-tend nos systèmes d’éducation, comme dit Platon, toute éducation est conversion. Conversion synonyme de propension à la perversion. « Être moderne » signifie renoncer à la religion pour épouser les valeurs de l’occidentalisation ; par conséquent, « moderniser » équivaut à combattre la religion, la religion qui permet la véritable connexion entre le réseau pensant et le réseau de la création.
Je vous renvoie à Civilisation et Modernisation, de Shariati, un ouvrage de sensibilisation.
Quand l’homme se déconnecte de cette communion, il se vide d’une précieuse fonction, il renie sa foi, ses convictions, et sa religion, Ô croyants, quiconque conformément à ce verset de la révélation :
«Ô croyants, quiconque apostasie de sa religion, Ô croyants, quiconque se détourne de ma tradition Ô croyants, quiconque choisit la modernisation, Dieu va faire venir parmi les grandes nations un peuple qu’il aime d’un amour profond, un peuple qui l’aime d’un amour profond, modeste envers ceux qui s’attachent à la religion, fort envers les mécréants de la modernisation, un peuple qui lutte dans la voie de la réconciliation, un peuple qui ne craint pas les blâmeurs de l’innovation Ceci est la grâce du Dieu des nations, il la donne à qui il veut dans la création ».
Il l’a donnée au petit fils du gardien de la Tradition, Abul Abbas, Attijânii, le continuateur de sa mission qui affirme dans la solennité de son assertion :
« Tous les flux lumineux dans leur fluctuation, depuis l’essence de la seigneuriale émanation, ont été réceptionnés par les 124 000 diffusions ».
Et tout ce qui coule de ces 124 000 rayons, a été reçu par Moi [Cheikh] pour la redistribution ; ainsi tous les guides sur la bonne direction puisent leurs sagesses et leurs inspirations de ma pyramide lustrale, source de l’illumination, de l’univers des âmes, à l’aube de la création, au jour du jugement et de la rétribution.
Aux sceptiques qui frémirent à cette assertion, le Cheikh pointa ses deux doigts vers l’horizon : « Son âme et mon âme vivent dans l’union. De son âme les prophètes abreuvent leurs rayons, de mon âme les Saints tirent leurs inspirations du соmmеnсеment à la fin de la création » .
En effet, sept ans avant la Révolution française, cette hérésie dont la Bible est la Marseillaise, Cheikh se retira à Sam’Hône pour allumer des braises dont les lueurs atteindront la Zawiya de Fèz, dont la lumière éclaire le Colloque du CICES.
A Abi Sam’Hône, il vécut dans l’isolement, en pratiquant le Zikr et le recueillement, jusqu’à l’avènement de son événement, jusqu’à l’événement de son avènement.
Le Prophète (PSL) lui apparut en état de veille, il lui fit son initiation comme une merveille, un bienfait divin aux partisans de l’éveil, il lui transmit tout d’abord la première tranche de notre Tarikha, notre fructueuse branche qu’Allah réserve aux âmes franches.
Mame Maodo a dit dans son « Fakihatut Tulaab », cet ouvrage mystique en langue arabe, cet ouvrage qui défie les savants arabes et toubabs : « Celui qui aspire à la voie Tidiane sans tares, il est protégé par de solides remparts, à l’abri de satan couvert de ses fards, Cheikh a pris son Wird du lumineux phare Le Prophète (PSL) distributeur des quote-parts ».
Mohamed (PSL) appela dans le sentier de la rectitude, Cheikh (RTA) appela dans la voie de la certitude, la certitude et la rectitude mènent à la béatitude.
La tarikha tidjane mène la même action que mène l’Islam parmi les autres religions. L’Islam, dernière révélation, est une récapitulation, il contient les valeurs de toutes les religions.
La Tidjaniyya récapitule les anciennes orientations et contrecarre les avatars de l’occidentalisation.
Ses remparts sont bâtis sur trois fondations : le Laazim, la Wazifa, le Tahlil de la perfection. Les remparts du Laazim reposent sur 3 récitations : l’Istikhfaar: la demande de pardon, la Salatul Fatihi: l’expédition des oraisons, la Haylala: la limitation à Dieu de l’adoration.
Les remparts de la Wazifa reposent sur 4 récitations : l’Istikhfaar : la demande de pardon, la Salatul Fatihi: l’expédition des oraisons, la Haylala : la limitation à Dieu de l’adoration, la Jawharatul Kamal : la perle de la perfection.
Les remparts du Tahlil reposent sur 2 récitations : La Illaha Illalah qui part d’une négation, Allah, Allah, l’affirmation dans l’extinction.
Ces trois remparts correspondent analogiquement aux trois degrés islamiques du perfectionnement : Islam, Iman, Ihsan, le canon des savants, Charia, Tarikha, Khakhikha, le canon des aspirants, Laazim, Wazifa, Tahlil, le canon des amants.
L’affiliation à la voie se fonde sur trois conditionnements : l’orthodoxie qui remonte au prophétique firmament, l’ordination conforme aux degrés du perfectionnement, le respect scrupuleux des vingt-trois commandements. Ces commandements sont les remparts du postulant.
Avant cette mondialisation matérielle, Cheikh a initié la mondialisation spirituelle pour connecter les talibés dans le réseau éternel.
Les vingt-trois remparts s’attachent au Saint Coran, sur l’amour du Cheikh d’un amour puissant, sur la confiance exclusive à l’Omnipotent, sur l’abandon de la voie, source de désagrément, sur la conviction qu’elle mène au cercle des amants, sur l’humilité à observer à tout instant, sur la propreté rigoureuse de l’environnement.
Voilà, Chers Frères, notre précieuse forteresse, remparts contre l’Occident qui s’engraisse, remparts ancrés sur la divine promesse.
Voilà cette muraille colossale qui se dresse contre la vie moderne faite de stress, contre cette kermesse où les valeurs régressent.
CONCLUSION:
Chers Frères, il nous faut conclure, la Tarikha Tidjane est un bouclier súr, un rempart sûr contre les mésaventures, un rempart dur contre les sataniques aventures.
Dans ce monde sans foi se dresse ce grand mur, la voie qui abreuve les cœurs purs, la loi qui protège dans les moments durs, la foi qui est l’échelle la plus sûre, sur laquelle nous serons la ceinture, pour aller cueillir les fruits múrs, depuis cent ans dans les Zawaya de culture, ceinture de protection contre les parures pour aller cueillir jusque dans l’azur les valeurs positives les plus sûres.
Car vous êtes, Tidjanes, de toutes les créatures, la plus pure et la meilleure créature, Vous exhortez à faire le bien et le pur et vous blâmez les pourritures de leur culture et vous croyez en Dieu, le rempart le plus sûr, Seydi El Hadj Malick SY en est sûr.

