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« Dabakh, la pédagogie de la bonté » : le livre du journaliste Sidy Diop qui ressuscite l’héritage d’un homme d’exception

Vingt-neuf ans après la disparition d’El Hadj Abdou Aziz Sy Dabakh, sa parole, sa vision et surtout son rapport à l’humain continuent de nourrir la mémoire collective. C’est cet héritage que le journaliste Sidy Diop revisite dans son nouvel ouvrage intitulé Dabakh, la pédagogie de la bonté, dont la publication est annoncée le 14 septembre prochain par les Éditions du Soleil.
La date de parution n’est pas fortuite. Elle coïncide avec le 29e anniversaire du rappel à Dieu de l’ancien khalife général des tidianes, disparu le 14 septembre 1997. À travers ce livre de 244 pages, Sidy Diop propose une plongée dans la vie, la pensée et les qualités humaines de celui que les Sénégalais ont affectueusement surnommé « Dabakh ».
L’auteur, journaliste au quotidien national Le Soleil et actuellement conseiller éditorial du directeur général de la SSPP Le Soleil, ne se limite pas à un récit biographique. Il cherche à décrypter ce qui faisait la singularité d’El Hadj Abdou Aziz Sy : une autorité fondée sur l’écoute, le pardon, le rassemblement et le service, plutôt que sur la domination.
« Il avait le pouvoir de rassembler sans jamais chercher à dominer, l’autorité de corriger sans humilier, la force de pardonner sans faiblesse », écrit Sidy Diop, qui s’appuie notamment sur des témoignages, des récits et des anecdotes pour restituer le visage d’un Dabakh « profondément humain ».
Dans l’ouvrage, la bonté apparaît ainsi non comme une simple qualité morale, mais comme une véritable discipline de vie. Une philosophie que l’auteur résume en trois formules fortes : « Il ne régna pas. Il servit. Il ne divisa pas. Il rassembla. Il ne chercha pas la grandeur. Il l’incarna. »
Au-delà du devoir de mémoire, Dabakh, la pédagogie de la bonté entend établir un dialogue entre l’héritage de l’ancien khalife et les défis du présent. Dans un contexte marqué par les tensions, les colères et les divisions, Sidy Diop pose une question centrale : « Que reste-t-il de la bonté lorsque le bruit, la colère et les divisions occupent tout l’espace ? »
Le livre invite ainsi à redécouvrir la pensée et la pratique d’un homme dont l’existence demeure une leçon de rapport à l’autre. Une leçon condensée dans cette maxime qui lui est attribuée : « Servir les hommes, c’est servir Dieu. »

S.G, zawiya.sn

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